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Qui sont les cadres au chômage ?

17/07/2017

UMANUM - Le fil d'actu...

 

Parler des bons chiffres de l’emploi cadre en France, c’est oublier que 3,5 % d’entre eux sont au chômage. Mais qui sont-ils ?

 

 

Sur un marché de plein emploi pour les cadres, on parle peu de ceux qui sont au chômage. Et pourtant, sur les 3 millions de cadres que compte la France, 3,5 % pointent à Pôle Emploi. Ils représentent 7 % des allocataires indemnisés par l’Assurance chômage selon la dernière étude de l’Unédic et Pôle Emploi sur les chercheurs d’emploi indemnisés fin 2016.

 

Un homme de 50 ans diplômé du supérieur

 

Parmi eux, une majorité d’hommes (59 %), âgés de 50 ans ou plus pour un tiers et très diplômés (55 % ont un bac +3 ou plus). Si 6 % évoluaient dans le secteur de la finance et de l’assurance avant de connaître une période d’inactivité, les plus représentés sont ceux venant d’un secteur souvent en première ligne des coupes budgétaires : l’information et la communication. À noter qu’un tiers des cadres au chômage ont choisi de partir en négociant une rupture conventionnelle.

 

Des indemnités plus longues et plus conséquentes

 

De manière générale, les cadres au chômage profitent d’indemnités plus longues que le reste de la population : 85 % ont au moins deux ans de droits, contre 52 % pour l’ensemble des chercheurs d’emploi indemnisés. Ces droits perçus sont aussi plus conséquents que le reste des salariés parce que leur ancien salaire l’était tout autant. En moyenne, les cadres au chômage fin 2016 touchaient 2 900 euros brut dans leur précédent job. 500 d’entre eux atteignent le record de l’allocation maximale fixée à 6 500 euros net par mois.

 

 

 

Source : Cadremploi juillet 2017



75% des salariés-parents manquent de temps

17/07/2017

UMANUM - Le fil d'actu...

 

Le sentiment d’être débordé est le quotidien de plus en plus de salariés français. 71% disent manquer de temps, un chiffre qui monte à 75% pour les salariés-parents et 88% pour ceux dont les enfants ont moins de 3 ans.

 

 

Appel de l’école, problème de nounou ou horaires compliqués… Les journées des salariés avec enfant se changent parfois en parcours du combattant. L’Observatoire de l’équilibre des temps et de la parentalité en entreprise (OPE) l’a constaté dans son dernier baromètre : 75% des salariés-parents déclarent manquer de temps au quotidien, soit 4 points de plus qu’en 2016. Et plus les enfants sont jeunes, plus le phénomène s’aggrave. Ce sont 83% des salariés-parents qui manquent de temps quand les enfants ont entre 6 et 10 ans, 85% pour les enfants entre 3 et 5 ans, et 88% quand ils ont moins de 3 ans.

 

 

Le temps de travail n’est pas en cause

 

Ce sentiment de manque de temps n’est pas à imputer au temps de travail. Puisque 67% des salariés-parents interrogés estiment que le temps consacré au travail est correct. Ils ne sont que 31% à trouver le temps de travail trop important. C’est vraiment le problème d’équilibre entre vie pro et vie perso qui est en jeu. Et les salariés-parents en ont bien conscience puisque 95% considèrent cet équilibre des temps de vie comme une préoccupation importante, dont 56% très importante. Mais malheureusement, la majorité des salariés-parents (64%) estiment que leur entreprise ne fait pas beaucoup de chose pour l’équilibre vie pro et vie perso.

 

 

La flexibilité pour mieux gérer son temps

 

Pour sortir de cette cadence infernale, les salariés-parents veulent une réorganisation du travail. 47% des salariés-parents appellent de leurs vœux une flexibilité horaire ponctuelle, pour faire face aux contraintes parentales et personnelles. 44% citent aussi une souplesse des modalités et des horaires de travail comme le temps partiel choisi ou les horaires variables. Le management par objectif ou la vigilance des managers sur les signes de déséquilibre est également mentionné par 30% des salariés-parents comme solution à une meilleur équilibre vie pro et vie perso.

 

 

Les entreprises ont commencé à réagir

 

Ces solutions commencent d’ailleurs à être appliquées en entreprise. 45% des salariés-parents affirment que souplesse des modalités et des horaires de travail existe dans leur entreprise et 40% peuvent profiter d’un aménagement ponctuel les horaires. Preuve que les entreprises s’emparent du sujet. On compte d’ailleurs 500 signataires de la Charte de la parentalité en Entreprise publié par l’OPE et qui promeut des bonnes pratiques RH : horaires aménagés, temps partiel, pas de réunions tardives, accompagner les congés parentaux, etc.

 

 

Source : Cadremploi juillet 2017

 

Enquête réalisée en ligne du 7 au 22 avril 2017, auprès d’un échantillon de 1 002 salariés représentatif des salariés résidant en France métropolitaine.