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Quelle est la rémunération des cadres RH ?

30/11/2017

La moitié des cadres des ressources humaines gagne plus de 45 k€ par an, l’autre moins. Ce constat global recouvre des réalités diverses selon, l’âge des cadres, leurs responsabilités, la taille et le secteur de l’entreprise ou encore leur lieu de travail.

 

Des niveaux proches des salaires des fonctions supports

Le salaire médian des cadres RH (hors fonction de direction) avoisine 45 k€ : la moitié gagne plus, l’autre moitié gagne moins. L’amplitude des salaires est relativement faible, de l’ordre de 30-35 à 70 k€. Ces niveaux de salaires sont proches de ceux de fonctions supports telles que l’administration, gestion, organisation (46 k€), la comptabilité (45 k€) et la communication (44 k€).

 

Dans près de la moitié des cas, la rémunération des cadres RH comprend une part variable

Cette part variable est constituée pour l’essentiel d’une prime sur objectif, comme c’est le cas dans les autres fonctions cadres (hors fonctions commerciales pour lesquelles les commissions sur le chiffre d’affaires sont fréquentes). La partie variable peut représenter, dans un cas sur deux, près de 10 % de la rémunération brute annuelle et pour 10 % des cadres, elle peut dépasser 20 % de leur rémunération.

 

Les rémunérations augmentent régulièrement jusqu’à 40 ans

Tout comme pour l’ensemble des cadres, la rémunération des cadres RH augmente avec l’âge et la durée de l’expérience professionnelle. Les salaires augmentent régulièrement au cours de la première partie de la vie professionnelle (de 37 k€ en début de carrière à 49 k€ de 35 à 39 ans), puis la progression ralentit. Elle tend même à disparaitre à partir de 50 ans.

 

Le niveau de responsabilité et les missions ont une forte influence sur les salaires

Certaines composantes du poste sont déterminantes. C’est le cas de la responsabilité hiérarchique, de la gestion d’un budget et de la dimension internationale du poste. Les cadres du développement des RH qui sont responsables d’une équipe ont un salaire médian de 55 k€, nettement plus élevé que celui des cadres qui animent une équipe sans responsabilité hiérarchique (45 k€) et, a fortiori, des cadres qui n’ont pas ces responsabilités (40 k€).

 

Taille d’entreprise, secteur et lieu de travail sont déterminants pour la rémunération des cadres

Plus la taille de l’entreprise est importante, plus les niveaux de rémunération sont élevés. Le secteur d’activité a également une influence. L’industrie propose ainsi des salaires plus élevés que les services, la construction et le commerce. Enfin, le lieu de travail a aussi une influence majeure sur les salaires. Les cadres RH qui travaillent en Ile-de-France sont mieux rémunérés que les ceux qui travaillent dans les autres régions. L’écart est de 11 % dans l’administration des RH et de 15 % dans le développement des RH.

 

Source : Apec, Baromètre Apec/ANDRH – Rémunération des cadres RH, novembre 2017

 

 



Plus de 8 jeunes sur 10 rêvent d’un parrain pro

23/11/2017

Pour décrocher un premier emploi, le diplôme est nécessaire mais pas suffisant. Les jeunes plébiscitent le parrainage d’un cadre ou d’un dirigeant.

 

Une récente étude Ipsos* menée pour l’association Nos Quartiers ont des Talents (NQT) enfonce le clou. Pour décrocher un emploi, un bon parcours scolaire ne suffit pas selon les jeunes diplômés Bac+3 et plus. Ils misent davantage sur leur goût du travail (46 %), leur réseau (39 %) et leur courage (34 %) que sur leur diplôme (31%).

 

Un diplôme, c’est mieux avec un réseau

 

Pénalisés par leur manque d’expérience, 74 % d’entre eux estiment que les entreprises « ne laissent pas assez leur chance aux jeunes ». Ce sentiment s’exprime davantage chez les candidats d’origine modestes que chez ceux issus de milieux favorisés qui rencontrent moins de difficultés pour « accéder aux bons interlocuteurs ».

 

Si 84 % voient la réussite professionnelle comme « un objectif essentiel » dans leur vie, seuls 53 % considèrent que « l’ascenseur social fonctionne ». Sans surprise, les jeunes diplômés de milieux modestes sont plus sceptiques (47 %) que les jeunes de milieux favorisés (60 %).

 

Les jeunes plébiscitent le parrainage

 

Comment favoriser l’emploi des jeunes issus de milieux modestes ? Les jeunes évoquent le parrainage (77 %) et la mise en situation des candidats (77 %), les jurys de recrutement afin que plusieurs personnes les évaluent (65 %) ou encore les job dating (52 %). A titre personnel, 85 % des jeunes aimeraient être parrainés dans leur recherche d’emploi par un cadre ou un dirigeant d’entreprise.

 

Conseils, relecture de CV et de lettres de motivation… Faute d’un parrain professionnel, 60 % des jeunes tous milieux sociaux confondus n’ont pu compter que sur le soutien de leurs proches. Et les jeunes favorisés ont davantage bénéficié d’une recommandation (36 %) que les autres (27 %). Au terme de leurs démarches, 69 % des jeunes ont obtenu un CDI.

 

*Etude Ipsos réalisée en ligne du 13 au 16 octobre 2017 pour l’association Nos Quartiers ont des Talents (NQT), auprès d’un échantillon de 1.000 personnes âgées de 18 à 30 ans, représentatives de leur classe d’âge (méthode des quotas). Parmi elles, 333 avaient un niveau d’étude Bac+3 et plus.

 

 

 

Source : Cadremploi novembre 2017



Ingénieurs : les métiers qui vont recruter dans l’aéronautique fin 2017

23/11/2017

Actuellement au meilleur de sa forme, l’aéronautique français a besoin de recruter pour tenir les cadences imposées par des contrats de plus en plus importants.

 

430, c’est le nombre d’A320 que vient de vendre Airbus au fonds d’investissement américain Indigo Partners au Salon de l’aéronautique de Dubaï. Un nouveau contrat record pour l’industrie française qui confirme la bonne santé de l’aéronautique hexagonal. Et pour livrer autant d’engins volant à temps, 8 000 recrutements ont été prévus pour 2017*. Les besoins pour 2018 ne sont pas encore chiffrés, mais parmi les embauches à venir, un bon nombre concerneront les ingénieurs. C’est ce que confirme une étude publiée par l’école d’ingénieurs Ipsa, qui souligne que 89 % des dirigeants du secteur jugent important d’en recruter au cours des 12 mois à venir. Mais quels métiers recherchent-ils ?

 

Le grand retour de la production

 

C’est notamment dans la production que les besoins sont importants. Pressés par des carnets de commandes pleins, des délais exigeants et un nombre important de départs à la retraite, 36 % des dirigeants interrogés citent les ingénieurs production parmi les profils recherchés en priorité.

 

Mais le secteur spatial et aéronautique a aussi besoin d’ingénieurs méthodes et industrialisation des process. C’est d’ailleurs le métier le plus cité par les dirigeants (43 %) devant les postes en bureau d’études aéronautique et spatiale (31 %), les ingénieurs qualité (28 %) et la maintenance aéronautique (23 %).

 

Les drones, une filière prometteuse

 

Porté par des commandes venant de secteurs aussi divers que l’agriculture, la défense ou la consommation grand public, les drones sont considérés par 53 % des dirigeants interrogés comme l’innovation qui créera le plus d’emplois à l’avenir. Résultat, le métier d’ingénieur drone est cité par 20 % des sondés comme nécessaire à embaucher au cours des 12 mois à venir. 

 

Comme les drones, l’intelligence artificielle mais aussi l’avion électrique et le big data font partie des prochains défis à relever par la filière aéronautique et spatiale. L’activité recherche et développement est donc en première ligne. En conséquence, 44 % des dirigeants du secteur souhaitent renforcer leurs effectifs dans cette activité pour l’année à venir.

 

Le savoir-être avant les compétences techniques

 

« Les acquis techniques et professionnels font partie des exigences standards des recruteurs dans ce secteur. C’est pour cela qu’elles sont peu citées », explique Francis Polet, directeur général de l’Ipsa. Résultat, les qualités les plus appréciées des dirigeants chez les jeunes diplômés relèvent plus du savoir être que des compétences techniques : 87 % d’entre eux attendent d’un jeune ingénieur qu’il ait l’esprit d’initiative et des capacités d’adaptation, 67 % recherchent des personnes sachant s’intégrer facilement à une équipe et 53 % plébiscitent la capacité à apprendre.

 

Les dirigeants retrouvent globalement ces qualités chez leurs jeunes recrues : 92 % estiment que les jeunes diplômés correspondent à leurs attentes sur la capacité à apprendre. De même pour la capacité à s’intégrer à une équipe (91 % satisfaits) ou sur la culture générale et les acquis techniques (83 %).

 

Connaître le monde du travail

 

Alors si tous les profils sont semblables et plaisent aux recruteurs, comment sortir du lot ? Par une connaissance plus approfondie du monde de l’entreprise. Seuls 54 % des dirigeants de l’aéronautique interrogés pensent que les jeunes diplômés ont une connaissance du monde du travail qui colle à leurs attentes. Certes c’est plus de la moitié, mais il reste une marge de progression pour les candidats sur ce plan. Faire des stages dans des structures variées (TPE, PME ou grands groupes) est donc un atout pour les candidats qui auront une vision plus large des enjeux, des modes de travail, des hiérarchies et des relations professionnelles et pourront concurrencer des profils plus expérimentés.

 

*Données Gifas, 2017.

**Étude Ipsos représentative du secteur (méthode des quotas) et menée par téléphone du 7 septembre au 13 octobre auprès de 200 dirigeants d’entreprises du secteur aéronautique et spatial.

 

 

 

Source : Cadremploi novembre 2017



Impôts : le prélèvement à la source pour 2019

14/11/2017

C'est désormais officiel. Le Ministre des Comptes Publics a confirmé que le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu entrerait en vigueur le 1er janvier 2019, avec quelques modifications destinées à «alléger» les règles de gestion pour les collecteurs. La réforme et ses nouvelles modalités seront intégrées au projet de loi de finances rectificative (PLFR), qui sera présenté en Conseil des Ministres et débattu fin novembre au Parlement, a précisé Bercy dans un communiqué.

«Attendue par les Français, la contemporanéité de l'impôt - c'est-à-dire la possibilité de payer ses impôts au moment où l'on perçoit ses revenus et non un an plus tard - n'en est pas moins une réforme complexe», affirme Gérald Darmanin dans le communiqué. La réforme du prélèvement à la source, mesure fiscale phare de la fin du quinquennat Hollande, devait à l'origine entrer en vigueur début 2018. Elle inquiète les milieux patronaux qui y voient une série de nouvelles contraintes pour les entreprises.

«Les inquiétudes suscitées par ce projet n'étaient pas de principe mais pratiques», poursuit le Ministre de l'Action et des Comptes Publics, cité dans le communiqué. Selon lui, les nouvelles règles seront mises en œuvre «de manière sécurisée». Le gouvernement avait annoncé début juin un report de la réforme, le temps de commander une série d'audits sur la «robustesse» du nouveau dispositif et sur la «charge induite» pour les collecteurs, en particulier les entreprises.

Un coût pour les entreprises entre 310 et 420 millions d'euros

Ces rapports ont confirmé que le passage au prélèvement à la source aura un coût pour les entreprises, mais moindre qu'attendu : il devrait se situer entre 310 et 420 millions d'euros, au lieu des 1,2 milliard d'euros jusque-là évoqués.

Selon Bercy, plus de 70% de ce coût est lié à la mise en place des nouveaux logiciels de paye, à la formation des utilisateurs et au temps passé à faire de la pédagogie auprès des salariés. Or, ces charges peuvent être atténuées avec une série de mesures de simplification, estime-t-on. Le gouvernement a ainsi prévu plusieurs modifications par rapport au projet initial, dont un allègement des sanctions pour les collecteurs en cas de «défaillance déclarative», l'amende minimale passant de 500 à 250 euros.

Le gouvernement prévoit également de permettre aux collecteurs de récupérer le taux personnalisé des contribuables avant le premier versement de revenu afin de l'appliquer immédiatement. «En effet, en raison du délai nécessaire pour récupérer le taux personnalisé d'un usager, le collecteur aurait été amené à appliquer un taux neutre le premier voire les deux premiers mois de rémunération», ce qui aurait pu «susciter des questions auprès des collecteurs», souligne Bercy. Côté contribuables, enfin, il prévoit la mise en place d'un régime unique de pénalités pour les différentes situations soumises à ce cas de figure.

 

 

Source : Le Figaro, 14/11/2017



Pôle Emploi : quand les offres d'emploi sont des arnaques

14/11/2017

Un homme a perdu 1 370 euros en répondant à une petite annonce, raconte "L'Obs". Le problème est endémique pour l'établissement public.

Sur le site de Pôle Emploi, l'offre était plutôt alléchante : « Recherche collecteur de fonds privés. » En août dernier, Jean est au chômage depuis quatre mois, et le salaire annoncé de 1 500 euros net est tentant. Après un premier contact par téléphone, il passe outre ses réserves et décide de postuler. Le travail consiste à « récolter les chèques auprès de sept locataires, les déposer sur [son] compte, conserver 250 euros, puis reverser la somme restante » sur le compte de l'employeur.

Jean est chargé par l'auteur de l'offre d'une première mission, alors même que le contrat de travail n'est pas encore signé. « J'allais recevoir un premier chèque de 1 370 euros d'un locataire. Je devais l'encaisser et reverser 1 120 euros sur un autre compte inconnu, prétendument celui d'un architecte », raconte-t-il à l'hebdomadaire. « J'ai bien reçu le chèque du locataire. Par sécurité, j'ai cherché à le joindre sans y parvenir. Finalement, c'est lui qui m'a contacté pour s'assurer que j'avais bien reçu son courrier. Deux jours plus tard, mon compte en ligne était crédité de 1 370 euros. Pour moi, ça voulait dire que c'était bon. » Rassuré, Jean envoie alors l'argent. Mais, deux semaines après, c'est la douche froide. Il apprend de sa banque l'existence d'un délai de vérification pour les chèques de 60 jours. L'argent a beau apparaître sur son compte en ligne, il n'est pas encaissé. Le chèque déposé par Jean souffre d'un défaut de signature, il s'est fait arnaquer. Il porte plainte et prévient Pôle emploi, qui l'informe qu'il est la seconde victime de la semaine.

L'histoire de Jean n'est pas unique, les témoignages sont nombreux, dans toute la France, pour raconter les arnaques qui circulent sous le couvert d'une offre d'emploi sur le site même de l'établissement public. Il est en effet possible, pour une entreprise, de poster elle-même des offres d'emploi : il lui suffit de se créer un « espace entreprise », ce que L'Obs a pu faire sans problème, au moyen d'une fausse adresse mail et d'un numéro de siret récupéré sur Internet. Pôle Emploi reconnaît que le problème est récurrent, une page de conseil est d'ailleurs en ligne pour avertir contre les « recrutements frauduleux ». En 2016, 4 800 faux comptes d'entreprises ont été bloqués et au moins 11 000 fausses offres ont été mises à la disposition des demandeurs d'emploi.

En octobre 2016, l’agence disait pourtant avoir trouvé une parade à ces offres frauduleuses, expliquant qu'il ne serait plus possible d'ouvrir un espace recruteur sans certification par un agent Pôle Emploi. Mais l'espace recrutement des particuliers, pour des gardes d'enfants par exemple, restait accessible sans vérification. À l'époque, l'organisme public annonçait aussi l'arrivée d'une vérification au moyen d'un numéro de sécurité sociale, dans les « prochains jours »…

 

Source : Le Point Economie, 14/11/2017