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Mobilité des cadres

12/10/2015

La mobilité professionnelle reprend des couleurs. Mais pas à n'importe quel prix : le niveau de  rémunération et l'intérêt du poste sont les éléments étudiés à la loupe par les candidats.

 

Les cadres reprennent goût à la mobilité professionnelle. Selon le 14ème baromètre Ifop-Cadremploi publié ce mercredi, plus d'un cadre sur deux se déclare attentif aux opportunités ou en recherche active d'emploi. Un sur deux a en effet consulté des offres d'emploi au cours des six derniers mois. Mais surtout, et c'est un plus haut historique depuis la création du baromètre en 2011, plus de quatre cadres sur dix affirment vouloir aujourd'hui quitter leur entreprise.

 

Pour expliquer leur attitude plus dynamique et proactive, qui fait suite à plusieurs années d'immobilisme dans leur job, sans doute lié à la crise, les cols blancs mettent en avant un certain retour de la confiance sur les perspectives d'évolution de l'emploi dans leur secteur, auquel s'ajoute un contexte économique et social un peu meilleur.

 

Leur situation professionnelle actuelle les incite aussi à regarder ailleurs, précise le baromètre du site d'emploi pour les cadres et les dirigeants. Ils pointent notamment (65%) des situations de stress liées à une surcharge de travail, un manque de perspectives en interne (50%) et une insatisfaction quant à leur rémunération (seuls 6% affirment être très satisfaits de leur situation financière actuelle). Sans oublier une omniprésence des outils numériques dans leur quotidien, qui les oblige de plus en plus à être disponibles soirs et week-ends.

 

Résultat de cette envie de bouger retrouvée, le baromètre relève une légère baisse de l'ancienneté moyenne, tout à la fois dans leur secteur d'activité (14,5 années contre 15,7 ans en septembre 2014), dans leur entreprise (11,3 ans contre 12,1 ans en septembre 2014) et même dans leur poste actuel (6,2 années contre 6,5 années en septembre dernier).

 

 

Pour autant les cadres ne foncent pas tête baissée dans une nouvelle aventure professionnelle. Ils se montrent particulièrement attentifs au contenu des offres d'emplois, notamment les compétences attendues (97%), la localisation géographique (95%) ou encore les responsabilités (91%). La rémunération n'est pas non plus le cadet de leurs soucis (93%). Un niveau de salaire trop faible demeure d'ailleurs la première cause de refus d'un poste (49%), loin devant le manque d'intérêt de ce dernier (33%).