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Emploi : les prévisions 2012

31/01/2012

Les entreprises vont-elles continuer à recruter pendant la crise ? Quelle sera leur stratégie pour 2012, après une année 2011 qui semblait marquer jusqu'alors un redémarrage des embauches ?

 

Les dernières statistiques sur l'emploi tendent à prouver qu'une certaine dynamique persiste en France sur le front de l'emploi, même si les chiffres du chômage sont repartis à la hausse depuis les trois derniers mois. Selon Pôle emploi, l'emploi salarié était encore en hausse de 0,2% au deuxième trimestre 2011, soit 39.800 créations nettes d'emploi. En évolution annuelle, les effectifs salariés ont progressé de 1,1%, soit 175.000 emplois. Pour leur part, les offres de poste proposées aux cadres et publiées par l'Apec restent bien orientées sur l'été. À fin août et en rythme annuel, elles s'inscrivaient à 494.556 offres au total, en hausse de 67%.

 

Sans occulter la gravité de la situation, le «palmarès des entreprises qui recrutent» que publie cette année encore Le Figaro Management et emplois, et qui est établi à partir des ­prévisions de recrutements en CDI déclarées par les sociétés, recèle ­plusieurs signes d'espoirs : 118 entreprises ont en effet répondu à cette ­enquête; elles étaient 90 l'année ­dernière et 50 en 2009. Au total, leurs prévisions de recrutements ­dépassent les 196.000 offres en CDI et 232.000 postes en incluant les CDD.

 

Plusieurs grands groupes qui jusqu'alors ne participaient pas à ce classement font leur apparition. C'est notamment le cas de Saint-Gobain (12e du palmarès avec une prévision de 4 000 recrutements en CDI en 2012 en France), de Suez Environnement (24e), de Louvre Hôtels Group (40e), de Bull (71e), du Groupe SEB (74e), de General Electric (75e) ou encore d'Alcatel-Lucent et de Schneider Electric (86e). D'autres, absents de l'édition 2010 faute de visibilité suffisante sur leur activité, sont revenus cette année : Vinci se classe ainsi à la 6e place du palmarès avec 5.000 recrutements en CDI.

Si McDonald's fait toujours la course en tête - le géant de la restauration rapide occupe pour la troisième année consécutive la tête des recruteurs en France avec une prévision de 24.500 offres en CDI l'an prochain -, d'autres entreprises enregistrent des progressions intéressantes. C'est notamment le cas de Bouygues, qui rate de peu le podium avec 7.200 recrutements programmés l'an prochain. À elle seule, sa filiale TP et infrastructures de transports, Colas, devrait représenter 2.800 embauches en CDI et 3.000 au total (un chiffre stable par rapport à 2011).

 

Quels sont les secteurs les plus porteurs ? Sans conteste, celui des SII, dont les volumes d'embauches annoncés restent très significatifs. Capgemini-Sogeti gagne ainsi trois places sur un an, avec 4.000 CDI prévus en 2012 (+33%). Altran et Alten affichent également des prévisions en hausse (autour de 2.600, contre un peu plus de 2 000 cette année). Même constat pour Akka Technologies (1.700 CDI proposés l'an prochain contre 1.450 en 2011).

 

Autre secteur bien orienté, celui de l'audit et du conseil, une situation liée en partie, il est vrai, au fort turn-over observé dans la profession. Accenture bondit de 12 places (49e) avec un millier de CDI annoncés, contre 475 en 2011. Price WaterhouseCoopers s'arroge dix places et pointe en 44e position avec 1 200 CDI annoncés l'an prochain (deux fois plus que cette année). KPMG prévoit aussi de faire mieux en 2012, avec 900 offres de CDI (500 en 2011). Quant à Deloitte, il table sur des prévisions identiques à celles cette année (800 à 1.000 embauches).

 

Quid des banques, en première ligne dans la crise actuelle des dettes souveraines, et dont les cours sont massacrés en Bourse depuis plusieurs semaines ? Société Générale, groupe Crédit Agricole et BNP Paribas restent dans le top 25 des recruteurs en France. Leurs prévisions sont même en légère hausse par rapport à 2011.

 

 

Source Lefigaro.fr